J'en parlais ici et maintenant je vous en fais partager quelques passages...
"Et vous dans l'histoire? entre vide, bébé parti, vous êtes vidée, au sens strict comme au sens symbolique. C'est pour cela qu'il vous est indispensable de prendre
dans vos bras celui qui n'est plus dans votre ventre. Et c'est pour cela qu'il ne faut rien entendre des conseils de celles et de ceux (...)qui vous prédisent le pire quand vous le faites.
Vousavez autant besoin qu'il soit dans vos bras qu'il a besoin, lui, d'y être. Ne vous forcez jamais à le remettre dans son berceau pour "bien faire". Ni vous ni lui n'en avez envie."
A propos des coliques:
"Alors, que faire? D'abord, ne pas s'imaginer que c'est pour vous faire marcher que votre bébé crie, qu'il vous joue la comédie. Il y est totalement inapte. Ne le
replacez pas dans son berceau où il va continuer à hurler parce que vous auriez décidé de "ne pas vous laisser faire". Ensuite, ne concluez pas, sous prétexte qu'il continue à crier dans vos bras,
que ça ne sert à rien qu'il y soit. Même si cela ne suffit pas à le tranquiliser complètement, cela le rassérène de savoir que dans son malheur, il peut compter sur votre soutien bienveillant.
Quand vous-même êtes malheureuse, vous préférez que l'homme de votre vie vous prenne dans ses bras pour vous consoler-même si cela ne vous console pas-plutôt que de vous envoyer sur les roses...
Votre bébé aussi."
"Quand je vous conseille de ne pas laisser délibérément pleurer votre bébé, cela ne signifie pas que vous deviez accourir au moindre bruit, comme si une minute d
epleurs allait lui faire un tord irrémédiable. Je vous invite seulement à lui faire savoir que vous vous efforcez toujours de le comprendre et de le consoler, même si vous n'y parvenez aps.
Il pourra toujours se remettre d'avoir souffert, mais il aurait du mal à se remettre du fait qu'on l'ait, de propose délibéré, laissé souffrir. Il ne vous en voudra jamais d'avoir raté quelque
chose avec lui si vous avez tenté de le réussir avec lui."
A propos de l'évolution de bébé:
"Plutôt que de le précéder en le tirant vers l'avant pour l'emmener où vous voulez qu'il aille, tenez-vous prêts à l'aider dans ce qu'il veut faire en vous plaçant en
arrière de lui, pour le soutenir. Il sera d'autant plus à son aise que vous le laisserez avancer de son pas en assurant ses appuis."
"(..)si vous refusez de l'aider-non parce que vous ne le pouvez pas mais parce que vous en le voulez pas-, si vous engagiez une épreuve de force qui ne l'intéresse
pas, alors vous seriez contraint à un moment ou à un autre soit à céder, soit à attendre qu'il cède. Si vous "cédez", vous avez perdu! Si c'est lui qui "cède", vous croyez avoir gagné, mais vous
avez perdu encore, car voir son bébé perdre, c'est perdre soi-même."
"Or, si un nouveau-né s'énerve, c'est que quelque chose l'indispose. Et si, par malheur pour lui, il se calme, heureux que sa mère l'ait pris dans ses bras, au lieu de
s'en réjouir...ondira aussitôt qu'il est "capricieux"... En plus, elle l'y encourage, coupable elle aussi! Capricieux, qu'est-ce que cela veut dire? Qu'il demande quelque chose qu'il ne veut pas
simplement pour le malicieux plaisir de vous faire marcher? Votre mari vous rejette-t-il quand vous avez envie d'être dans ses bras simplement pour y être bien, en vous priant d'arrêter de lui
faire des caprices et de tenter de cette façon de "le rendre esclave"? Un bébé, c'est un être humain sain, qui exprime sans détour ses désirs, ses joies et ses peines."
"Si vous lui refusez sans raison ce qu'il demande, si "vous lui faites des caprices", il comprend que le caprice est la règle du jeu. Si vous ne le respectez pas dans ses besoins, vous organisez sa
morale sur l'irrespect de l'autre. Si vous lui mentez, si vous lui parlez faux, sous prétexte qu'"il ne comprend rien", vous lui enseignez que le mensonge est la norme."